Prestations
Sept chantiers, sept points de vigilance.
Chaque type de travaux a son piège. Le connaître avant la visite permet de poser les bonnes questions au carreleur et de comparer des devis qui parlent de la même chose.
Sols : tout se joue sous le carreau.
Un sol carrelé ne vaut que par son support. Chape, ancien carrelage, plancher bois : chacun se prépare différemment, et c’est là que se cachent les écarts entre deux devis.
- Planéité
Les grands formats, très prisés, ne pardonnent pas les creux : un ragréage est souvent nécessaire pour éviter les désaffleurements entre carreaux.
- Chauffage au sol
Fréquent dans les constructions récentes. Colle et joints doivent le supporter, et la mise en chauffe se fait progressivement.
- Seuils et portes
Chaque couche ajoutée rehausse le sol : portes à raboter, seuils à reprendre, jonction avec le parquet voisin.
- Calepinage
Le plan de pose décide où tombent les coupes. Mieux vaut les avoir sous un meuble que dans l’axe de la porte.
Salle de bains : l’étanchéité d’abord.
Ni les carreaux ni les joints n’arrêtent l’eau. Dans les zones exposées à l’eau, une étanchéité sous carrelage (membrane liquide ou natte) est appliquée sur le support, renforcée par des bandes aux angles et là où passent les tuyaux.
Dans un immeuble, une fuite se découvre en général chez le voisin du dessous. C’est le poste à ne jamais retirer d’un devis pour en baisser le prix.
- Ordre des travaux : sanitaire, étanchéité, pose, joints, silicone.
- Faïence toute hauteur ou mi-hauteur : à décider avant la commande des carreaux.
- Une salle de bains hors service pendant les travaux : prévoir une solution de repli.


Douche de plain-pied : une question de centimètres.
Sans receveur, c’est le carrelage qui conduit l’eau vers l’écoulement. Il faut donc une pente régulière et assez de hauteur sous le sol pour loger le siphon.
- Siphon ponctuel
Pentes dans plusieurs directions, coupes en enveloppe autour de la grille.
- Caniveau
Pente dans un seul sens : permet de garder de grands carreaux entiers.
- Hauteur insuffisante
Fréquent dans les immeubles anciens : légère surélévation, receveur extra-plat ou autre emplacement d’écoulement.
Pour le sol de douche, regardez la glissance pieds nus : la norme DIN 51097 classe les carreaux de A à C.
Cuisine : la crédence prend les éclaboussures.
Entre plan de travail et meubles hauts, la crédence reçoit graisse, eau et chocs. Les joints sont le point faible : un joint époxy résiste mieux aux taches, mais se travaille plus difficilement qu’un joint ciment.
- Prises et interrupteurs : les coupes autour se décident avec l’électricien.
- Meubles en place ou non : une crédence se pose souvent meubles montés, un sol plutôt avant.
- Cuisine ouverte : le sol se pense avec celui du séjour (même niveau, même joint, transition).


Dehors : ingélif, antidérapant, et une pente.
Un carreau d’extérieur doit être déclaré ingélif par le fabricant. Les communes proches du Jura et du Salève connaissent des hivers plus rudes que le bord du lac : raison de plus pour ne pas transiger.
- Glissance
Pieds chaussés, la norme DIN 51130 classe les revêtements de R9 à R13. Dehors, une classe plus élevée que pour un séjour s’impose.
- Écoulement
Une légère pente éloigne l’eau de la façade et des seuils de portes-fenêtres.
- Sur dalle
Balcon ou toit-terrasse : l’étanchéité de la dalle relève souvent de la copropriété ou du bailleur. À clarifier avant tout.
- Sur plots
Dalles épaisses posées sur plots réglables : pas de colle, accès facile à l’étanchéité dessous.
Déposer, ou poser par-dessus ?
Recouvrir un ancien carrelage évite poussière et bruit, ce qui compte en immeuble. Ce n’est possible que si l’ancien revêtement est bien adhérent, plan, et si la surélévation reste acceptable pour les portes et les seuils.
Recouvrir
Moins de gravats, chantier plus court. Il faut un primaire d’accrochage adapté et vérifier, carreau par carreau, qu’aucun ne sonne creux.
Déposer
Seule option quand le support est douteux ou la hauteur comptée. Gravats à descendre et à évacuer, bruit de piquage : à annoncer à la régie et aux voisins.
Joints : l’eau genevoise laisse des traces.
Le calcaire de l’eau du réseau se dépose sur les joints et la robinetterie, surtout dans la douche. Un joint plus étroit, une couleur moins claire et une raclette après la douche simplifient la vie.
- Évitez les produits acides sur les joints ciment et la pierre naturelle : ils les attaquent.
- Les joints silicone (angles, baignoire, receveur) s’usent : on les refait, on ne les « répare » pas.
- Gardez quelques carreaux de réserve à la cave : une même série devient vite introuvable.
Votre chantier entre dans une de ces cases ?
Choisissez-la à l’étape 1 : l’assistant affiche les points à préciser pour ce type de travaux.